Tensions autour du détroit d’Ormuz : des capacités iraniennes intactes et des négociations qui se poursuivent
Le journal Wall Street Journal a rapporté que les États-Unis ont réussi à détruire une grande partie de la flotte navale iranienne, mais n’ont pas réussi à neutraliser la flotte sur laquelle Téhéran s’appuie pour contrôler le détroit d’Ormuz.
Dans un rapport consacré aux capacités navales militaires de l’Iran, le journal cite Farzin Nadimi, chercheur principal à l’Institut de Washington, qui affirme que plus de 60 % de la flotte de vedettes d’attaque rapide des Gardiens de la révolution reste intacte et constitue une menace persistante.
David Des Roches, ancien responsable du Pentagone, a déclaré que les embarcations de plus petite taille — les plus nombreuses — sont plus difficiles à détecter par satellite que les grands navires.
Chris Long, ancien responsable de la marine britannique, a également révélé que les Gardiens de la révolution utilisent des installations souterraines dissimulées le long de la côte rocheuse pour stocker des centaines de petites embarcations d’attaque.
Les intervenants interrogés par le journal américain ont souligné que la neutralisation et l’élimination de ces capacités, notamment les petites vedettes d’attaque, prendraient beaucoup de temps pour les États-Unis.
Par ailleurs, un cycle de négociations de 15 heures entre les délégations iranienne et américaine s’est achevé dans la capitale pakistanaise, Islamabad. Le gouvernement iranien a annoncé que les discussions se poursuivraient lors d’un nouveau round, sur proposition du Pakistan et avec l’accord des deux parties.
Des sources des deux camps ont indiqué qu’une partie des désaccords actuels porte sur le détroit d’Ormuz, tandis que l’agence Tasnim a cité une source informée affirmant qu’aucun changement n’interviendra dans la situation sur le terrain dans le détroit tant que Washington n’acceptera pas un « accord raisonnable ».
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