Échec des négociations entre les États-Unis et l’Iran à Islamabad
La série de négociations entre les États-Unis et l’Iran dans la capitale pakistanaise Islamabad s’est achevée sans parvenir à un accord, dans un climat d’incertitude quant à l’avenir du processus de dialogue, selon des sources pakistanaises et des déclarations officielles.
Le Pakistan a confirmé qu’aucune clarté n’existe pour l’instant concernant la reprise des discussions, malgré l’annonce de Téhéran de sa volonté de poursuivre les négociations. Des médias iraniens ont indiqué qu’un second round de pourparlers était prévu ce dimanche, mais la délégation américaine a annoncé l’échec des négociations avant de quitter le Pakistan.
Les mêmes sources ont ajouté que la délégation américaine s’est présentée aux discussions avec des positions bien définies et des « lignes rouges » claires, notamment en ce qui concerne le programme nucléaire iranien et la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz. Elle n’a pas montré de disposition à reporter ces questions à des étapes ultérieures, malgré les tentatives pakistanaises de proposer une approche progressive des négociations.
Le site Al-Araby TV a rapporté, via ses correspondants, que le ministère pakistanais des Affaires étrangères n’a pas révélé explicitement la nature des divergences ayant conduit à l’échec du cycle de discussions. Toutefois, des fuites et déclarations non officielles ont évoqué une « rigidité » de la position américaine, accompagnée d’un ton menaçant de recours à une escalade militaire.
Les divergences :
Selon les informations disponibles publiées par le site, les négociations ont duré plus de 21 heures sans aucun progrès, en raison d’un large fossé entre les exigences des deux parties, notamment sur le programme nucléaire iranien et la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.
Washington a affirmé exiger des garanties strictes empêchant l’Iran de posséder une arme nucléaire ou de développer des capacités en ce sens. Elle considère ce dossier comme le « cœur » des négociations, tandis que Téhéran a jugé ces conditions « excessives » et a refusé de fournir des engagements supplémentaires.
De son côté, l’Iran a maintenu un ensemble de revendications comprenant la levée des sanctions, le déblocage d’avoirs gelés et le versement de compensations, ainsi que des arrangements liés à la gestion du détroit d’Ormuz et à l’arrêt des opérations militaires dans la région.
Ce cycle constitue la première rencontre directe de haut niveau entre Washington et Téhéran depuis des décennies, ce qui lui confère une importance particulière. Toutefois, il a également révélé le niveau élevé de méfiance entre les deux parties et la difficulté de parvenir rapidement à un compromis.
Le Pakistan poursuit ses efforts de médiation :
Malgré l’échec de ce round, Islamabad a souligné qu’il poursuivra ses efforts de médiation entre les deux parties afin de rapprocher leurs positions.
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