Hommage national à Lionel Jospin : Emmanuel Macron salue « un repère dans notre histoire et notre esprit »
Une cérémonie d’hommage à Lionel Jospin, ancien Premier ministre socialiste, décédé le 22 mars à l’âge de 88 ans, s’est tenue jeudi 26 mars aux Invalides, en présence du président Emmanuel Macron.
Le chef de l’État a salué l’ex-Premier ministre comme « un repère dans notre histoire et notre esprit », rappelant qu’il a « modernisé la vie économique, sociale et démocratique de la Nation de manière inédite » et fait « entrer la France dans ce siècle qui s’ouvrait ».
Une cérémonie solennelle aux Invalides
La cérémonie s’est déroulée à 11 h dans la cour Sud du Dôme, exceptionnellement choisie en raison de travaux dans la cour d’honneur. Étaient présents le Premier ministre Sébastien Lecornu, les membres du gouvernement, les présidents des deux Chambres ainsi que les responsables des commissions et groupes parlementaires.
De nombreuses personnalités de gauche ont également assisté à l’hommage, parmi lesquelles l’ancien président François Hollande, très proche de Lionel Jospin, le premier secrétaire du PS Olivier Faure, et les anciens Premiers ministres socialistes Laurent Fabius, Édith Cresson, Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls.
Le cercueil a été introduit à 11 h 05 au son d’une marche funèbre, suivi de l’éloge du président, de la sonnerie « Aux Morts », d’une minute de silence et de l’interprétation de La Marseillaise.
Obsèques au cimetière du Montparnasse
Les obsèques se tiendront à 14 h 30 au cimetière parisien du Montparnasse, dans une cérémonie ouverte au public. Plusieurs milliers de personnes sont attendues pour un hommage plus personnel. Parmi les intervenants figurent François Hollande, Martine Aubry, Daniel Vaillant et Pierre Moscovici.
Le Parti socialiste invite ses militants à apporter une rose, et des cahiers d’hommage seront ouverts dans l’ensemble des fédérations.
Une figure marquante de la gauche plurielle
Emmanuel Macron a déjà souligné lundi le « grand destin français » de Lionel Jospin et son rôle dans la construction d’« une certaine idée de la République ». Même s’il connaissait peu l’ex-Premier ministre, de 40 ans son aîné, le président a reconnu que son passage à Matignon a marqué profondément les Français et la gauche, en permettant à la « gauche plurielle » — socialistes, écologistes et communistes — de gouverner de 1997 à 2002.
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