À Lyon, la nouvelle présidente LR de la Métropole prône la coopération avec le maire écologiste
Véronique Sarselli, élue ce jeudi à la tête de la Métropole de Lyon, a affirmé lors de son investiture vouloir privilégier le dialogue avec le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, plutôt qu’une confrontation politique.
Première femme à diriger cette puissante collectivité depuis sa création en 2015, elle a été portée sans surprise à la présidence lors du premier conseil métropolitain. La coalition de droite et du centre-droit qu’elle mène, sous la bannière « Grand cœur lyonnais », a remporté une large majorité avec 92 sièges sur 150.
Dans son discours, Véronique Sarselli a insisté sur sa volonté d’entretenir des relations constructives avec la Ville de Lyon et l’ensemble des communes du territoire. « Il ne s’agit pas d’entrer dans une logique de confrontation institutionnelle », a-t-elle déclaré, tout en précisant qu’elle saurait défendre « avec clarté » les intérêts de la Métropole lorsque nécessaire.
Cette situation marque une première : le président de la Métropole et le maire de Lyon appartiennent désormais à des camps politiques opposés.
Un exécutif tourné vers le rassemblement
Battant lors de l’élection municipale, Jean-Michel Aulas a été nommé premier vice-président. L’ancien président de l’Olympique lyonnais s’est engagé à jouer un rôle fédérateur au sein de la majorité.
« La Métropole ne peut avancer que si nous avançons unis », a-t-il affirmé, appelant à dépasser les divisions passées entre les différentes composantes politiques de la coalition (LR, MoDem, UDI, Renaissance).
Mobilités et projets : des ajustements annoncés
Durant la campagne, Véronique Sarselli avait vivement critiqué la politique de mobilité menée par l’exécutif écologiste sortant, dirigé par Bruno Bernard. Elle reprochait notamment des mesures jugées pénalisantes pour les automobilistes venant des périphéries.
Désormais en responsabilité, elle promet d’agir sur les « principaux points de blocage », tout en assurant qu’il ne s’agira pas de détricoter l’ensemble des politiques existantes.
Parmi les premières orientations annoncées : l’abandon du projet de tramway dans l’ouest lyonnais, porté par l’ancienne majorité, et la relance d’un projet de nouvelle ligne de métro.
Fin du cumul des mandats
Réélue récemment maire de Sainte-Foy-lès-Lyon, Véronique Sarselli devra toutefois abandonner ce mandat conformément à la législation sur le non-cumul.
En conclusion, la nouvelle présidente a réaffirmé la ligne de conduite de son équipe : gouverner de manière collective et cohérente. « Nous avons été élus ensemble, nous siégeons ensemble », a-t-elle rappelé, insistant sur l’importance de maintenir l’unité de sa majorité.
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