L’Iran désigne des cibles énergétiques au Moyen-Orient après l’ultimatum de Trump
Les tensions s’intensifient au Moyen-Orient. L’Iran a հրապարակé lundi des listes et des cartes d’infrastructures énergétiques qu’il menace de viser dans la région, en réponse à l’ultimatum lancé par Donald Trump concernant la réouverture du détroit d’Ormuz.
Selon plusieurs médias d’État iraniens, dont Mizan Online, ces cibles incluent notamment des centrales électriques situées en Israël, comme celles d’Orot Rabin et de Rutenberg, parmi les plus importantes du pays.
Une autre infographie, diffusée par l’agence Mehr et intitulée « Dites adieu à l’électricité ! », élargit la liste à plusieurs pays de la région, notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït. Le message qui accompagne ces publications est sans ambiguïté : toute attaque contre les installations iraniennes entraînerait une riposte capable de plonger la région « dans le noir ».
Un ultimatum aux lourdes conséquences
En parallèle, Mohammad Bagher Ghalibaf a averti que toute frappe contre l’Iran conduirait à une destruction « irréversible » des infrastructures vitales dans la région.
Vendredi, Donald Trump avait donné 48 heures à Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, menaçant sinon de « frapper et anéantir » ses centrales électriques. Cet ultimatum arrive à échéance lundi soir.
Le détroit d’Ormuz, passage clé pour le commerce mondial d’hydrocarbures, est perturbé depuis le début du conflit déclenché fin février par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran. En réaction, Téhéran a déjà menacé de fermer totalement cette voie stratégique et d’y déployer des mines navales en cas d’escalade militaire.
L’Agence internationale de l’énergie a averti qu’un tel scénario pourrait entraîner une crise énergétique mondiale d’une ampleur inédite depuis plusieurs décennies, renforçant les inquiétudes des marchés et des États dépendants des approvisionnements pétroliers du Golfe.
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