Taxe Zucman : la gauche et la droite s’affrontent sur l’impôt des ultra-riches

Alors que le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu poursuit ses consultations avec les partis politiques, la taxe Zucman – projet de prélèvement de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros – cristallise les oppositions entre gauche et droite. Pour Raphaël Glucksmann (Place publique), elle est « la base de tout accord » de gouvernance, tandis que Gérard Larcher (LR) la qualifie d’« illusion » et de mesure anticonstitutionnelle.

Promue par l’économiste Gabriel Zucman, cette taxe viserait environ 1 800 foyers fiscaux et rapporterait, selon ses partisans, jusqu’à 20 milliards d’euros par an. La gauche y voit un instrument de justice fiscale et une condition sine qua non pour éviter la censure du gouvernement Lecornu. « Ce n’est pas une lubie, 75 % des Français la soutiennent », a insisté Boris Vallaud, chef des députés PS.

En face, le président LR du Sénat brandit la menace de l’exil fiscal et d’une censure par le Conseil constitutionnel, invoquant une jurisprudence protégeant les patrimoines. « Nul ne doit être obligé de vendre ses biens pour payer l’impôt », a-t-il argué.

Le gouvernement, qui cherche des compromis pour faire adopter le budget 2026, devra trancher ce litige fiscal qui dépasse les clivages traditionnels et engage l’équilibre de sa majorité.

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