Syrie : l’ONU lève ses sanctions contre le président Ahmed al-Charaa
Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté jeudi 6 novembre la levée des sanctions visant le président syrien par intérim Ahmed al-Charaa, un geste symbolique marquant une nouvelle étape pour la Syrie sur la scène internationale. Cette décision intervient en reconnaissance des efforts de l’administration post-Bachar el-Assad pour lutter contre le terrorisme et restaurer la stabilité dans le pays.
Cette résolution supprime Ahmed al-Charaa et son ministre de l’Intérieur, Anas Khattab, de la liste des sanctions de l’ONU qui ciblaient les individus et groupes liés à l’État islamique et à al-Qaïda. Ils ne sont donc plus soumis à une interdiction de voyage, au gel de leurs avoirs ou à l’embargo sur les armes. Depuis la reprise du pouvoir par son groupe, le président bénéficiait déjà d’exemptions pour pouvoir se déplacer.
Mike Waltz, ambassadeur américain à l’ONU, a salué cette décision comme un signal politique fort, affirmant que « la Syrie entre dans une nouvelle ère » et que le nouveau gouvernement syrien « travaille dur pour remplir ses engagements dans la lutte contre le terrorisme et la drogue, pour l’élimination des armes chimiques restantes et pour la stabilité régionale ».
Du côté syrien, le ministre des Affaires étrangères Assad al-Chaibani a exprimé sa « reconnaissance » envers les États-Unis et les autres pays soutenant cette décision, tandis que l’ambassadeur syrien à l’ONU, Ibrahim Olabi, a souligné que la résolution reflétait « la volonté des Syriens de voir leur pays retrouver sa place légitime parmi les Nations ».
Cette levée de sanctions intervient à quelques jours de la visite d’al-Charaa à Washington, où il sera le premier président syrien reçu à la Maison Blanche. La porte-parole de la présidence américaine, Karoline Leavitt, a rappelé que Donald Trump avait annoncé la levée des sanctions américaines contre la Syrie lors d’un déplacement dans le Golfe en mai, un sujet central de cette rencontre.
Le vote du Conseil de sécurité a été quasi unanime, seule la Chine s’étant abstenue, évoquant des inquiétudes liées à la présence de « combattants terroristes étrangers » pouvant exploiter une situation sécuritaire fragile.
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