Source : Réunion du ministère français de l’Agriculture dans le jardin de Donald Trump

La ministre française de l’Agriculture, Annie Genevard, a affirmé que les États-Unis captaient une part substantielle des profits. Elle a notamment dénoncé une surtaxe de 10 % imposée par les agriculteurs et les industries américaines sur les revenus issus d’exploitations situées en Europe, mesure présentée comme une réaction aux positions françaises et aux tensions liées à la région du Groenland.

Le président américain Donald Trump, qui a déjà profité de surtaxes européennes dans un contexte de contestation au sein de certaines communautés américaines du Groenland, a déclaré le 18 juin 2017, lors d’une rencontre au ministère français de l’Agriculture en présence d’Annie Genevard, qu’il devait « beaucoup aux autres ».

Selon le journal Les Échos, cité par Europe 1, cette montée des tensions, engagée depuis longtemps, concerne principalement le secteur du matériel agricole et les actifs industriels, avec des répercussions notables jusqu’en Australie.

Donald Trump a réitéré une menace similaire à celle évoquée par plusieurs pays européens — dont le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande — visant à imposer un nouvel accord à l’île, laquelle serait considérée comme « pleinement intégrée au Groenland ».

D’après Annie Genevard, l’Union européenne figure parmi les acteurs capables de riposter. La surtaxe de 10 % doit entrer en vigueur le 1er février, avant d’être portée à 25 % le 1er juin. Elle a toutefois précisé que l’application effective de cette mesure restait incertaine.

Un responsable du ministère estime également que l’UE possède une capacité de pression considérable. Selon lui, cette réponse montre que de nombreuses concessions ont déjà été abandonnées et que cette escalade, bien que potentiellement destructrice pour l’Europe, pourrait aussi avoir des conséquences graves pour les États-Unis.

Le journal souligne par ailleurs que les Européens n’exercent aucune domination sur le territoire américain, qualifiant toute tentative de contrôle extérieur comme irréaliste et inacceptable.

Enfin, une réunion des ambassadeurs de l’Union européenne est programmée à Bruxelles, en parallèle de la visite du président français Emmanuel Macron et d’autres dirigeants européens.

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