Soudan du Sud : le vice-président Riek Machar inculpé pour crimes contre l’humanité
Le vice-président sud-soudanais Riek Machar a été inculpé jeudi pour crimes contre l’humanité, meurtre, terrorisme et trahison par le ministère de la Justice de son pays. Arrêté en mars et placé en résidence surveillée, il est accusé d’avoir coordonné une attaque meurtrière contre une base militaire en mars 2024, ayant causé la mort de plus de 250 soldats et d’un pilote de l’ONU.
Cette annonce ravive les craintes d’une reprise des violences dans un pays encore marqué par une guerre civile (2013-2018) ayant fait près de 400 000 morts. Machar, chef historique de l’opposition et rival de longue date du président Salva Kiir, avait signé un accord de paix en 2018, conduisant à son retour au gouvernement comme vice-président.
Contexte tendu
L’arrestation de Machar en mars avait déjà provoqué des tensions et des frappes militaires dans le nord-est du pays. Son procès, qui s’annonce hautement politique, pourrait déstabiliser un équilibre précaire et compromettre les efforts de réconciliation nationale.
Le ministère de la Justice affirme que Machar a agi avec sept complices, sans préciser la date d’ouverture du procès. La communauté internationale observe la situation avec inquiétude, alors que le Soudan du Sud reste l’un des pays les plus pauvres et instables d’Afrique.
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