Paris : violente polémique après une vidéo montrant des journalistes et des élus PS évoquant Rachida Dati

Une vidéo filmée à l’insu des participants et révélée par le mensuel d’extrême droite L’Incorrect a provoqué un tollé politique samedi. On y entend le journaliste Thomas Legrand (France Inter/Libération) déclarer à des responsables socialistes : « Nous, on fait ce qu’il faut pour Dati, Patrick (Cohen) et moi« , laissant entendre une partialité dans le traitement médiatique de la campagne municipale à Paris.

Les protagonistes et les réactions
La conversation impliquait :

  • Thomas Legrand et Patrick Cohen, journalistes de premier plan
  • Pierre Jouvet, secrétaire général du PS
  • Luc Broussy, président du conseil national du PS

France Inter a suspendu Thomas Legrand de l’antenne « à titre conservatoire » vendredi soir, quelques heures après que la ministre de la Culture Rachida Dati ait dénoncé des « propos graves et contraires à la déontologie ».

Condamnations politiques transversales

  • Les Républicains : « Révoltant de voir des journalistes du service public assumer de vouloir ‘faire ce qu’il faut’ contre la ministre »
  • Jean-Luc Mélenchon (LFI) : « Vidéo consternante » de journalistes qui « complotent »
  • Jordan Bardella (RN) : « Preuve supplémentaire de la partialité du service public », appelant à sa « privatisation »
  • Éric Zemmour (Reconquête) : Dénonce un « outil de propagande au service de la gauche »

La défense du PS et contre-attaque
Le Parti socialiste a rejeté toute accusation de « collusion » avec les journalistes, dénonçant une « lecture complotiste du monde » par l’extrême droite. Emmanuel Grégoire, candidat PS à Paris, a retourné l’attention vers « le vrai scandale : Rachida Dati qui reste ministre tout en étant renvoyée en correctionnelle pour corruption ».

Enjeux déontologiques et politiques
Cette affaire relance le débat sur :

  • L’indépendance des journalistes du service public
  • Les relations entre médias et partis politiques
  • Les méthodes d’infiltration de certains médias

La polémique intervient à quelques mois des municipales parisiennes, où Rachida Dati (LR) et Emmanuel Grégoire (PS) sont donnés favoris

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