Municipales : le PS ouvre la porte à de « rares » rapprochements avec LFI, sous conditions
Le Parti socialiste a indiqué qu’il pourrait envisager dans de « rares cas de figure » des rapprochements avec La France insoumise (LFI) au second tour des municipales, mais uniquement si les candidats insoumis clarifient « leur position sur le rapport de leur mouvement à la violence politique », a déclaré à l’AFP le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet.
« Comme au 1er tour, il n’y aura pas d’accord national avec LFI », a précisé Pierre Jouvet, confirmant une information du Monde, après la mise en cause de plusieurs proches d’un député LFI dans l’agression mortelle du militant nationaliste Quentin Deranque le 12 février à Lyon.
Des conditions strictes pour un rapprochement
Le PS pose donc des conditions strictes : si certains candidats insoumis souhaitent rejoindre les listes d’union de la gauche au second tour, ils doivent clarifier leur position sur « la violence politique et cette forme d’hooliganisation de la vie publique ». S’ils refusent, « ils ne peuvent pas espérer d’accord avec nous. La responsabilité est chez eux, pas chez nous », insiste Pierre Jouvet.
Alors que LFI refuse de couper les ponts avec son député Raphaël Arnault, dont trois proches ont été arrêtés après le décès de Quentin Deranque, le PS se place en arbitre dans certaines villes où une union avec LFI pourrait être nécessaire pour battre la droite ou le RN, notamment à Toulouse et Marseille.
À Toulouse, un sondage Ifop indique que la gauche pourrait l’emporter si la liste PS-Écologistes fusionne au second tour avec celle de LFI. Le maire divers droite Jean-Luc Moudenc ne pourrait conserver le Capitole qu’en cas de triangulaire.
À Marseille, le maire sortant de gauche Benoît Payan et le candidat du Rassemblement national (RN) Franck Allisio sont quasiment à égalité au premier tour (31 % contre 29 %). Dans un scénario de quadrangulaire, Payan devancerait légèrement Allisio avec 34 % contre 32 %, tandis que la candidate de droite Martine Vassal obtiendrait 22 % et le candidat insoumis Sébastien Delogu 12 %.
« S’ils ne sont pas clairs sur leurs positions, comme c’est le cas de la direction de LFI actuellement, il n’y aura pas d’accord envisageable », conclut Pierre Jouvet.
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