La Marine française intercepte un pétrolier russe en Méditerranée
Jeudi 22 janvier, la Marine nationale française a arraisonné en mer Méditerranée un pétrolier en provenance de Russie, suspecté d’appartenir à la « flotte fantôme » finançant la guerre d’agression contre l’Ukraine, a annoncé le président Emmanuel Macron sur X.
Le navire, identifié sous le nom de Grinch et mesurant 249 mètres, était « sous sanctions internationales et suspecté d’arborer un faux pavillon », selon le chef de l’État. L’opération, menée « avec le concours de plusieurs alliés », a conduit au déroutement du navire et à l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Cette interception s’inscrit dans le cadre des efforts européens pour empêcher le commerce pétrolier russe de financer l’effort de guerre, qui représente 30 à 40 % du financement de Moscou, selon Emmanuel Macron. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué l’opération : « Merci à la France. C’est exactement le type de détermination nécessaire pour faire en sorte que le pétrole russe ne finance plus la guerre ».
Le Royaume-Uni a également participé à l’opération, en fournissant un appui de surveillance grâce au HMS Dagger, déployé dans le détroit de Gibraltar.
L’arraisonnement s’est déroulé dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, entre l’Espagne et l’Afrique du Nord. Selon la préfecture maritime de la Méditerranée, l’examen des documents du navire a confirmé des doutes sur la régularité de son pavillon, ce qui a entraîné un signalement au procureur de Marseille. Le pétrolier est actuellement escorté vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications.
Cette opération démontre, selon Emmanuel Macron, la détermination de la France à « faire respecter le droit international et à garantir l’efficacité des sanctions » contre la flotte fantôme russe. Le Grinch figure sous ce nom sur la liste des navires sanctionnés par le Royaume-Uni, mais est identifié comme Carl par l’Union européenne et les États-Unis.
Il s’agit du deuxième pétrolier intercepté par la France, après le Boracay, arraisonné en septembre en Atlantique et dérouté vers le port de Saint-Nazaire. Plus de 598 navires soupçonnés de faire partie de cette flotte fantôme sont actuellement sanctionnés par l’Union européenne.
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