« Bloquons tout » : les étudiants et personnels mobilisés pour une journée de blocage national
À la veille du mouvement national « Bloquons tout », plusieurs centaines d’étudiants et personnels universitaires se sont réunis en assemblée générale à l’université Paris 8 Saint-Denis pour organiser la mobilisation du 10 septembre. Revendications contre la précarité, la sélection à l’université et les politiques d’austérité sont au cœur des préoccupations.
Alors que la rentrée universitaire n’a pas encore officiellement commencé, les murs du campus sont déjà couverts de slogans appelant à bloquer les facultés et les lieux de travail. « Ni fac, ni taf », « Tout est trop cher » : les messages traduisent une colère nourrie par les difficultés sociales et le contexte politique.
Revendications étudiantes et universitaires
Lors de l’assemblée générale, plusieurs sujets recurrents sont abordés :
- La précarité étudiante, avec 260 000 boursiers n’ayant toujours pas perçu leurs allocations à quelques jours de la rentrée ;
- Les conditions de logement, alors qu’un étudiant sur dix serait sans solution ;
- La critique des plateformes Parcoursup et Mon master, accusées d’accentuer la sélection sociale ;
- Les liens entre certaines formations et les industries militaro-industrielles.
Le personnel universitaire – administratifs, bibliothécaires, ingénieurs – a également témoigné de la dégradation de leurs conditions de travail, évoquant des contrats précaires, des suppressions de postes et des salaires insuffisants.
Une volonté de convergence des luttes
Les organisent entendent ne pas rester confinés aux campus. L’objectif est de converger vers d’autres mobilisations, notamment celle des cheminots à la gare du Nord, pour « massifier » le mouvement et toucher un public plus large, y compris dans les quartiers populaires.
Des actions sont prévues dès 6 h du matin à Saint-Denis pour interpeller les travailleurs précaires et racisés, souvent contraints à des horaires matinaux. D’autres rassemblements suivront dans la journée, notamment porte de Paris.
Un mouvement sans soutien syndical majoritaire
Porté essentiellement par des collectifs étudiants et des organisations d’extrême gauche (Révolution permanente, NPA, FSE), « Bloquons tout » s’inscrit dans un contexte de défiance envers les syndicats traditionnels, perçus comme trop modérés.
Si certains appellent à « faire peur » au gouvernement, d’insistent sur la nécessité de construire un mouvement social durable, capable de peser sur les politiques publiques dans la durée.
La journée de mercredi s’annonce tendue, alors que le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, prend ses fonctions dans un climat de colère sociale généralisée.
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