Aulas et LR s’unissent pour les élections à la métropole de Lyon

L’ancien président de l’Olympique lyonnais et candidat à la mairie de Lyon, Jean-Michel Aulas, et la cheffe de file Les Républicains (LR) aux élections métropolitaines, Véronique Sarselli, ont annoncé mardi leur alliance pour tenter de reprendre la métropole de Lyon aux écologistes.

En cas de victoire en mars, Véronique Sarselli, maire LR de Sainte-Foy-lès-Lyon, deviendra présidente du Grand Lyon, deuxième métropole de France avec 1,4 million d’habitants. Jean-Michel Aulas, de son côté, siégera à ses côtés dans l’exécutif métropolitain, a-t-il déclaré.

L’accord repose sur le principe d’une « clarté démocratique » : « il n’y aura aucune alliance ni de près, ni de loin avec les extrêmes, ni au premier, ni au second tour », a insisté l’ancien dirigeant de l’OL lors de l’inauguration de leur local de campagne. Les deux parties se sont également engagées à respecter la parité des têtes de liste dans les 14 circonscriptions métropolitaines.

« Je vous remercie de faire cette union avec les maires en première ligne », a souligné Véronique Sarselli, désignée par LR au printemps pour conduire la campagne du Grand Lyon, la seule communauté d’agglomération en France dont l’assemblée est élue au suffrage universel direct.

Jean-Michel Aulas avait lancé sa campagne pour la mairie de Lyon en septembre, sans étiquette mais avec le soutien d’une large coalition du centre et de la droite. Donné favori des sondages face au maire écologiste sortant Grégory Doucet, il a rapidement annoncé vouloir capitaliser sur cette dynamique au niveau métropolitain avec les listes baptisées « Grand cœur lyonnais ».

Ces dernières semaines, il avait déjà obtenu le ralliement d’élus Renaissance et Modem, tandis que Véronique Sarselli, forte du soutien des nombreux maires LR de l’agglomération, attendait pour se positionner. Mardi, elle a expliqué avoir rejoint la bannière Grand cœur lyonnais car celle-ci « rassemble » et répond aux attentes des habitants en quête d’alternance.

Du côté écologiste, Bruno Bernard, 54 ans, président sortant du Grand Lyon depuis 2020, n’a pas encore officialisé sa candidature.

Créée en 2015, la métropole de Lyon a repris les compétences du département sur ses 58 communes. Avec un budget de près de 4 milliards d’euros (contre moins de 1,2 milliard pour la ville de Lyon), elle dispose de larges responsabilités : développement économique, voirie, collèges, action sociale, et bien plus.

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