AirDrop : quand la technologie devient outil de drague et de harcèlement
En France, le harcèlement via AirDrop, la technologie de partage sans fil d’Apple, se développe dans l’espace public. Certains individus l’utilisent pour envoyer des messages ou des photos obscènes à des femmes dans les transports en commun, entre trains, métros et tramways. Ce type de démarche, présenté par certains comme une “drague”, frôle souvent le harcèlement.
« Je regarde tous les AirDrop disponibles autour de moi et j’envoie un simple “Salut, ça va ?” », confie un internaute dans une vidéo devenue virale. Si certains se limitent à des messages anodins, d’autres vont beaucoup plus loin. À Bordeaux, Sarah raconte : « J’ai accepté un AirDrop… et j’ai reçu un pénis sur mon téléphone. »
Cette pratique, connue sous le nom de cyberflashing, consiste à envoyer des contenus sexuels non sollicités à d’autres utilisateurs détectables via AirDrop. Selon une enquête publiée en 2024 par le spécialiste en cybersécurité Kaspersky, 42 % des 25-34 ans seraient déjà victimes de ce type de harcèlement.
Autrefois limité aux réseaux sociaux, le cyberflashing se répand désormais dans l’espace public grâce à AirDrop. Sarah qualifie l’expérience d’« agression » : « Je me sentais humiliée. » Pour se protéger, elle refuse systématiquement tout AirDrop inconnu, comparant cette précaution à « changer de trottoir ou emprunter un autre chemin pour éviter tout risque ».
Actuellement, le cyberflashing n’est pas puni par la loi en France. Avec l’extension prochaine d’AirDrop aux appareils Android, cette pratique pourrait toucher encore plus de personnes.
Share this content:



Laisser un commentaire