Affaire Epstein : Yaël Braun-Pivet s’oppose à une commission d’enquête parlementaire en France
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s’est déclarée mardi sur Europe 1 opposée à la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le volet français de l’affaire Jeffrey Epstein. Selon elle, une telle commission pourrait entraîner une confusion des pouvoirs et nuire à l’indépendance de la justice.
« La commission d’enquête parlementaire ne doit pas être en concurrence avec la justice », a déclaré Yaël Braun-Pivet. « Il faut que la justice puisse être saisie pour faire toute la lumière sur d’éventuelles ramifications françaises », a-t-elle ajouté, en référence aux millions de pages publiées fin janvier par le ministère américain de la Justice sur le financier et criminel sexuel américain.
La semaine dernière, La France insoumise (LFI) avait appelé à la création d’une commission parlementaire transpartisane. L’objectif : permettre aux victimes, connues ou nouvelles, de témoigner et enquêter sur d’éventuelles ingérences ou financements de partis politiques liés à Epstein.
L’affaire a rebondi en France avec la démission de Jack Lang, ancien ministre de la Culture sous François Mitterrand et président de l’Institut du Monde arabe (IMA), dimanche. Cette décision intervient après l’ouverture d’une enquête du Parquet national financier concernant ses liens financiers avec Jeffrey Epstein.
Yaël Braun-Pivet a dénoncé le comportement de certains hommes et femmes politiques bénéficiant des largesses de personnes privées. « C’est inadmissible, non seulement moralement, mais vous devenez peu ou prou les obligés de ceux qui vous entretiennent. Cela me choque profondément en tant que femme politique », a-t-elle déclaré.
Pour la présidente de l’Assemblée, la constitution d’une commission parlementaire créerait une confusion entre législatif et judiciaire, dans un pays fondé sur la séparation des pouvoirs.
Share this content:



Laisser un commentaire