Affaire Epstein : Jack Lang se dit « blanc comme neige » et dénonce « un tsunami de mensonges »

Contraint de quitter la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA) après l’ouverture d’une enquête pour blanchiment de fraude fiscale aggravée, l’ancien ministre de la Culture Jack Lang affirme n’avoir rien à se reprocher. Dans un entretien publié dimanche 15 avril par La Tribune Dimanche, il se dit « blanc comme neige » et fustige « un tsunami de mensonges » médiatiques.

Le parquet national financier a ouvert une enquête visant Jack Lang et sa fille Caroline pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée », à la suite de révélations concernant une société offshore fondée en 2016 par cette dernière avec l’homme d’affaires américain Jeffrey Epstein.

« Que la justice se saisisse du sujet »

Interrogé sur l’ouverture de cette enquête, l’ancien ministre socialiste assure être « soulagé » et appelle à laisser la justice suivre son cours. « Que la justice, la vraie justice et non pas la justice médiatique ou numérique, se saisisse de ce sujet », déclare-t-il.

Concernant la société créée avec Jeffrey Epstein, dont son nom figurait dans les statuts, Jack Lang affirme ne pas s’être impliqué dans son fonctionnement. « Jeffrey Epstein a proposé de créer un fonds pour acheter les œuvres de jeunes artistes. J’ai trouvé que c’était une bonne idée. Pour le reste, je ne m’en suis pas occupé », explique-t-il, assurant que « tout est légal » et qu’il n’a « jamais reçu un centime » du financier.

Décédé en prison en 2019 alors qu’il était accusé d’avoir dirigé un vaste réseau d’exploitation sexuelle de mineures, Jeffrey Epstein avait déjà été condamné en 2009 pour sollicitation de prostitution de mineure. « Je n’en savais rien ! », se défend Jack Lang, estimant que « toutes ces belles âmes » qui évoquent aujourd’hui cette condamnation « l’ignoraient aussi ».

L’ancien ministre reconnaît avoir dîné « une fois », « à Paris », chez le financier américain.

Défense personnelle et mise au point

Réagissant aux articles le décrivant comme un mondain accumulant les dettes, Jack Lang assure avoir « toujours l’habitude de payer [ses] factures » et affirme que « jamais dans [sa] vie l’argent n’a été un moteur ». Il mentionne également que le créateur Thierry Mugler lui a proposé « deux ou trois fois » de l’habiller, sans y voir « quoi d’extraordinaire ».

Enfin, interrogé sur sa succession à la tête de l’IMA, il estime qu’« ça serait bien que ce soit une femme », soulignant que l’institution a toujours été dirigée par des hommes jusqu’à présent.

L’enquête se poursuit sous l’autorité du parquet national financier.

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