Affaire Epstein : de nouvelles personnalités mises en cause dans les documents publiés par le ministère de la Justice américain

Le nouveau déversement de documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein, rendus publics vendredi par le ministère américain de la Justice, éclabousse plusieurs personnalités de premier plan, dont la future reine de Norvège, un ancien ministre français et des figures britanniques.

La princesse Mette-Marit de Norvège « regrette profondément »
Le nom de l’épouse du prince héritier Haakon apparaîtrait plus d’un millier de fois dans les documents, selon le journal Verdens Gang. Des échanges entre 2011 et 2014 révèlent une correspondance suivie avec Epstein. Dans un message de 2012, elle lui écrit que Paris est « bien pour l’adultère », ajoutant que « les Scandinaves font de meilleures femmes ».

Dans un communiqué transmis par le Palais royal, la princesse a admis avoir « commis une erreur de jugement » et exprimé ses regrets : « C’est tout simplement embarrassant. »

Jack Lang assume ses liens passés avec Epstein
L’ancien ministre français de la Culture Jack Lang (86 ans) a reconnu lundi à l’AFP avoir entretenu des relations avec le financier américain « voici une quinzaine d’années ». Il affirme avoir été séduit par son « érudition » et sa « culture », ignorant alors ses « pratiques odieuses ».

Son nom et celui de sa fille Caroline apparaissent dans des transactions immobilières offshore au Maroc et dans la création d’une société dans un paradis fiscal. « J’assume pleinement les liens que j’ai pu créer avec lui », a-t-il déclaré.

Peter Mandelson quitte le Labour sous la pression
L’ancien ambassadeur britannique aux États-Unis et figure historique du parti travailliste, Peter Mandelson (72 ans), est au centre de nouvelles révélations accablantes : conseils fiscaux donnés à Epstein, virements présumés de 75 000 dollars, et une photo le montrant en sous-vêtements aux côtés d’une femme en peignoir.

Face à la polémique, il a annoncé son départ du Labour dimanche et a promis une enquête interne. Le Premier ministre Keir Starmer a ordonné un « examen » complet de ses liens avec Epstein lorsqu’il était ministre du Commerce (2008-2010).

Nouvelle accusation contre le prince Andrew
La pression monte sur le prince Andrew après la publication de photos le montrant dans des poses compromettantes et de nouveaux e-mails. Une deuxième accusatrice a affirmé à la BBC qu’Epstein l’avait « envoyée au Royaume-Uni pour avoir des relations sexuelles » avec le prince en 2010, alors qu’elle avait une vingtaine d’années.

Keir Starmer a appelé Andrew à témoigner aux États-Unis sur les crimes d’Epstein.

Sarah Ferguson, des demandes d’argent « affectueuses »
L’ex-épouse du prince Andrew, Sarah Ferguson, apparaît dans des e-mails où elle s’adresse à Epstein comme à un « frère » et lui demande 20 000 livres pour payer son loyer en 2010. « Épouse-moi », lui écrit-elle dans un message chargé de gratitude. Ces échanges ont eu lieu après la condamnation d’Epstein en 2008.

Ces révélations illustrent l’étendue du réseau social et financier du financier, mort en prison en 2019, et la persistance des interrogations sur la complicité ou la négligence de certaines élites.

Share this content:

Laisser un commentaire