Journée de mobilisation : « La France n’a pas été bloquée », affirme Bruno Retailleau

Jeudi 18 septembre, à l’issue d’une journée de mobilisation sociale marquée par plus de 500.000 manifestants dans toute la France, le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau, s’est félicité de l’action des forces de l’ordre, assurant que « la France n’a pas été bloquée ».

Selon les chiffres communiqués par le ministère, 506.000 personnes ont défilé dans tout le pays, dont 55.000 à Paris. La mobilisation a donné lieu à 309 interpellations et 134 gardes à vue, dans un contexte de tensions en marge des cortèges.

Présence de « black blocs » et violences signalées

Retailleau a dénoncé la présence de 7.300 individus considérés comme radicalisés et dangereux, notamment des éléments « black blocs », accusés d’avoir tenté de perturber les manifestations.

« Ils ont tenté, on l’a bien vu à travers les images, de troubler et de gâcher les cortèges, mais heureusement nos forces de l’ordre les ont systématiquement contenus », a déclaré le ministre lors d’un point de presse à la sortie de la cellule interministérielle de crise.

Forces de l’ordre mobilisées et blessés

80.000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés pour encadrer les manifestations et prévenir les débordements. Le bilan fait état de 26 membres des forces de l’ordre blessés. « Moi, je ne m’y habitue pas. Ce n’est pas normal », a commenté Retailleau, visiblement ému.

Garde à vue à Paris : mineurs et armes de catégorie D

À Paris, 29 personnes ont été placées en garde à vue, dont sept mineurs, a indiqué le parquet. Les motifs les plus fréquemment retenus concernent la participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations, les violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, ainsi que le port d’armes de catégorie D (aérosols, couteaux, etc.).

« Bloquons tout » le matin, cortèges l’après-midi

Selon le ministre, la journée s’est déroulée en deux temps : le matin avec le mouvement « Bloquons tout », qui a tenté d’entraver certains axes et établissements, puis l’après-midi avec les grands cortèges syndicaux. En tout, 700 actions de voie publique (blocages, filtrages, manifestations) ont été recensées, suivies de 140 opérations de déblocage, dont 18 à Paris.

Bruno Retailleau a salué la réactivité des forces de l’ordre, qui ont permis d’assurer la libre circulation sur les grands axes malgré les tentatives de blocage. « Nous avons débloqué systématiquement celles et ceux qui prétendaient entraver un certain nombre d’infrastructures, de lycées ou autres », a-t-il souligné.

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