La proposition d’Olivier Faure d’arborer le drapeau palestinien sur les mairies le 22 septembre suscite la polémique
Alors que le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez exprimait ce lundi 15 septembre « sa profonde admiration pour la société civile espagnole mobilisée » en faveur de la cause palestinienne, un autre socialiste, cette fois français, a lancé une initiative similaire. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS), a demandé aux mairies françaises de faire flotter le drapeau palestinien sur leur fronton le 22 septembre, date à laquelle la France prévoit de reconnaître officiellement l’État palestinien.
Dans un message publié dimanche 14 septembre sur le réseau social X, Olivier Faure a écrit : « Le 22 septembre, quand la France reconnaîtra enfin l’État palestinien, faisons flotter le drapeau palestinien sur nos mairies. » Cette proposition a rapidement déclenché de vives réactions au sein de la classe politique française.
Une opposition virulente à droite et à l’extrême droite
L’extrême droite, fermement opposée à la reconnaissance de l’État palestinien, a condamné cette initiative. Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement national (RN), a ainsi dénoncé sur RTL « une prime donnée au terrorisme ».
Du côté de la droite républicaine, la réaction est également critique. Un député Les Républicains a confié à RFI que cette démarche risquait de « jeter de l’huile sur le feu dans une situation qui exige du recul ».
Des critiques aussi à gauche
La proposition d’Olivier Faure divise aussi à gauche. Si La France insoumise (LFI) soutient sur le principe cette initiative, elle la considère surtout comme une opération de communication. Une élue LFI a ainsi dénoncé « l’absence totale du PS dans la lutte pour la Palestine jusqu’à présent, avant de vouloir aujourd’hui surfer sur l’opinion publique ».
Au sein même du Parti socialiste, des voix s’élèvent pour nuancer l’appel d’Olivier Faure. Jérôme Guedj, député PS, a estimé sur BFMTV qu’il serait plus pertinent d’« afficher les deux drapeaux », palestinien et français, « dans un souci d’apaisement et de désescalade ».
Quelle suite pour cet appel ?
Reste à savoir combien de mairies suivront cet appel. Certaines municipalités ont été contraintes récemment par la justice de retirer les drapeaux palestiniens ou israéliens de leurs bâtiments publics, au nom du principe de neutralité des services publics.
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