La Biélorussie libère 52 prisonniers politiques, dont l’opposant historique Mikola Statkevitch

Cinquante-deux prisonniers politiques, dont l’opposant de longue date Mikola Statkevitch et quatorze étrangers, ont été libérés jeudi par la Biélorussie et ont franchi la frontière lituanienne. Cette mesure, saluée internationalement, intervient après l’annonce de la levée des sanctions américaines contre la compagnie aérienne nationale Belavia.

Parmi les personnes libérées figurent des journalistes, des militants pro-démocratie et des figures de l’opposition arrêtées lors de la répression des manifestations de 2020. Le président lituanien Gitanas Nausėda a exprimé sa « profonde gratitude » envers les États-Unis et Donald Trump pour leur rôle dans ces libérations.

Contexte diplomatique
Cette démarche conciliatrice du régime d’Alexandre Loukachenko survient après la visite d’un émissaire américain à Minsk et la levée des sanctions visant Belavia. Elle s’inscrit dans une série de gestes similaires, comme la libération en juin de Sergueï Tikhanovski, mari de la leader de l’opposition en exil Svetlana Tikhanovskaïa.

Mikola Statkevitch, emprisonné à plusieurs reprises depuis 1999 et condamné à 14 ans de prison en 2020, était détenu au secret depuis deux ans et demi. Selon des sources locales, il aurait initialement refusé de quitter la Biélorussie.

Les observateurs voient dans ces libérations un signe d’ouverture tactique du régime biélorusse, isolé sur la scène internationale et dépendant du soutien russe, tout en cherchant à apaiser les tensions avec l’Occident.

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