Le Tchad relance son festival des cultures sahariennes après sept ans d’interruption

Après sept ans d’absence, le Festival international des cultures sahariennes d’Amdjarass (FICSA) a rouvert ses portes dans le nord-est du Tchad, célébrant jusqu’au 13 février la richesse des cultures sahariennes. Le Niger est invité d’honneur de cette sixième édition, qui attire des artistes venus de différentes régions du Tchad, mais aussi du Niger, du Burkina Faso et de Mauritanie.

Au programme : danses traditionnelles, concerts et rencontres culturelles, animant la vie de cette ville proche du Soudan.

Lors de l’ouverture, Aghaichata Guichene Atta, ministre nigérienne de l’Artisanat et du Tourisme, a souligné : « Dans un monde traversé par les tensions et les crises, la culture reste un espace de rencontre et de dialogue. Elle permet de se comprendre, de se respecter et de construire ensemble. » Elle a également insisté sur le rôle des femmes sahariennes, qui, « par leurs chants, leurs récits et leurs savoir-faire, portent la mémoire vivante de nos sociétés ».

De son côté, le Premier ministre tchadien, Allah Maye Halina, a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire de la culture, du Sahara et du tourisme des piliers du développement national. Il a ajouté que le pays ambitionne de voir les cultures sahariennes reconnues comme patrimoine vivant de l’humanité, saluant l’engagement de ses homologues du Niger et du Burkina Faso présents à l’événement.

Pour Issouf Elli Moussami, fondateur et organisateur du FICSA, le festival constitue « un levier économique, politique et culturel au service de la coopération Sud-Sud ».

Amdjarass, ancien fief du président Idriss Déby Itno, tué en 2021 lors d’affrontements avec des rebelles, voit ainsi renaître un événement culturel majeur sous la présidence de transition, puis l’élection de son fils Mahamat Idriss Déby Itno en mai 2024.

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