Affaire Epstein : Ghislaine Maxwell entendue à huis clos au Congrès américain

Ghislaine Maxwell, ex-compagne et complice de Jeffrey Epstein, doit témoigner lundi 9 février devant une commission de la Chambre des représentants américaine, en visioconférence depuis sa prison au Texas. Cependant, la détenue, condamnée en 2022 à 20 ans de prison pour exploitation sexuelle, a prévenu qu’elle invoquerait son droit à garder le silence, faute d’obtenir une immunité pénale.

Une audition controversée

L’audition avait été annoncée le 21 janvier par James Comer, président républicain de la commission des enquêtes de la Chambre. Les avocats de Maxwell avaient exigé une immunité en échange de son témoignage. Dans une lettre adressée à la commission, ils ont expliqué que, sans cette protection, leur cliente se réservait le droit de ne pas répondre, garantissant que l’audition « n’aurait d’autre but que du pur théâtre politique et un gaspillage de l’argent des contribuables ».

Les questions du Congrès

Malgré tout, certains députés, comme Ro Khanna, démocrate, ont rendu publiques les questions qu’ils comptaient poser à Maxwell, même si elle refuse de répondre. Elles portent notamment sur :

  • L’accès de personnalités, y compris Donald Trump, à des mineures via Epstein.
  • L’existence de complices potentiels et la raison pour laquelle ils n’ont pas été inculpés.
  • Les relations de Epstein avec des gouvernements étrangers ou services de renseignement, notamment liés à la Russie et à Israël.

Un entretien précédent sous haute surveillance

En juillet, Todd Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump et numéro deux du ministère de la Justice, s’était rendu en Floride pour interroger Maxwell pendant une journée et demie. Peu après, elle avait été transférée dans une prison au régime de sécurité moins strict au Texas, provoquant l’indignation des victimes et de leurs proches.

Lors de cet entretien, Maxwell avait déclaré ne pas croire au suicide de Jeffrey Epstein en août 2019 à New York, sans spéculer sur la responsabilité de sa mort. Elle avait également affirmé qu’Epstein ne conservait pas de « liste de clients » et qu’elle n’avait connaissance d’aucun chantage envers des personnalités.

D’autres auditions prévues

La commission a également convoqué à la fin du mois l’ex-président Bill Clinton et son épouse Hillary Clinton, ancienne secrétaire d’État, pour témoigner sur les liens entre Bill Clinton et Epstein. Les Clinton ont demandé que ces auditions soient publiques, afin d’éviter toute instrumentalisation politique de leurs propos.

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