Le ministère américain de la Justice publie trois millions de documents supplémentaires sur l’affaire Epstein
Le ministère américain de la Justice a annoncé, vendredi 30 janvier 2026, la publication de trois millions de documents supplémentaires liés à l’affaire Jeffrey Epstein, le financier accusé d’avoir organisé un réseau d’exploitation sexuelle de mineures. Ce déversement massif comprend plus de 2 000 vidéos et 180 000 images, qualifiées en grande partie de « pornographiques » par le numéro deux du ministère, Todd Blanche.
Un flot de documents sous contrainte législative
Cette publication, exigée par une loi du Congrès votée contre l’avis du président Donald Trump, intervient après la diffusion fin décembre de dizaines de milliers de pièces. Le ministère avait alors prévenu qu’il faudrait « plusieurs semaines » pour traiter l’intégralité des archives.
Pour protéger les victimes, les visages des femmes figurant sur les images ont été masqués, à l’exception de celui de Ghislaine Maxwell, complice d’Epstein condamnée à 20 ans de prison. Le « caviardage » et la diffusion au compte-gouttes des documents ont cependant alimenté les accusations de dissimulation visant l’administration Trump.
Des révélations attendues sur le réseau d’Epstein
Les précédentes publications ont mis en lumière l’étendue du réseau du financier, mort en prison en 2019 avant son procès. Elles ont notamment confirmé des liens passés entre Epstein et d’anciens présidents, dont Bill Clinton et Donald Trump, ce dernier ayant reconnu l’avoir fréquenté dans les années 1990 avant de rompre tout contact.
Si Trump affirme n’avoir « jamais pris l’avion d’Epstein », un enquêteur cite dans un courriel de 2020 rendu public huit voyages du futur président à bord de son jet privé entre 1993 et 1996.
Une enquête historique encore pleine de zones d’ombre
Parmi les documents encore inédits figurent des pièces susceptibles d’éclairer la première affaire Epstein en Floride, close en 2008 par un accord controversé ayant permis au financier d’éviter un procès. Des parlementaires républicains et démocrates réclament notamment la publication de l’acte d’accusation de l’époque.
Alors que seules Epstein et Maxwell ont été poursuivies, cette nouvelle vague de documents pourrait relancer les interrogations sur d’éventuels complices et approfondir la compréhension d’un scandale qui continue d’alimenter les théories du complot et les suspicions sur les élites américaines.
Share this content:



Laisser un commentaire