Municipales à Dijon : Nathalie Koenders officialise sa candidature

La maire socialiste de Dijon, Nathalie Koenders, a annoncé mercredi soir sa candidature officielle aux élections municipales de mars prochain. Successeure de François Rebsamen, elle entend s’inscrire dans la continuité de l’action menée depuis plus de vingt ans par l’ancien maire, tout en incarnant un renouveau politique local.

Mme Koenders a accédé à la tête de la municipalité après le départ de François Rebsamen, nommé au gouvernement de François Bayrou à la fin de l’année 2024. Dans un communiqué diffusé par ses services, sa candidature est présentée comme « fidèle à une histoire collective – celle de la transformation de Dijon engagée depuis 2001 – tout en portant une dynamique de renouvellement ».

Interrogée dans un court entretien télévisé diffusé sur France 3, la maire sortante a indiqué vouloir faire de la sécurité l’un des axes majeurs de sa campagne, la qualifiant de « première des libertés ». Un thème sensible dans cette ville de 160 000 habitants, longtemps réputée paisible, mais marquée ces dernières années par plusieurs homicides et tentatives d’assassinats liés au narcotrafic, ainsi que par des incendies criminels, dont celui d’un collège peu avant Noël.

La sécurité s’impose comme un sujet central pour l’ensemble de ses adversaires, déjà au nombre d’au moins six. Nombre d’entre eux parient sur l’affaiblissement de la majorité municipale après le départ de François Rebsamen, figure historique du Parti socialiste et défenseur d’une ligne sociale-démocrate assumée.

Nathalie Koenders affirme avoir constitué une liste rassemblant « la gauche, les écologistes, le centre et des citoyens ». Elle devra toutefois affronter une autre liste écologiste alliée notamment au Parti communiste, une candidate de La France insoumise, ainsi qu’un mouvement citoyen de gauche. En 2020, LFI avait obtenu un peu plus de 5 %, tandis que les écologistes non alliés à la mairie s’étaient qualifiés pour le second tour.

À droite, le principal challenger annoncé est Emmanuel Bichot, investi par Les Républicains. Déjà candidat en 2020, il avait recueilli 19,9 % des voix au premier tour, loin derrière François Rebsamen (38 %), avant d’être battu au second tour lors d’une triangulaire. Un dissident LR pourrait également se lancer, sauf accord de fusion avec une candidate soutenue par Renaissance, l’ancienne ministre et ex-socialiste Fadila Khattabi. Lors des dernières municipales, la majorité présidentielle n’avait obtenu que 8,8 % des suffrages.

Enfin, le Rassemblement national sera représenté par Thierry Coudert, 68 ans, ancien socialiste passé par les cabinets ministériels de Nicolas Sarkozy et revendiquant une sensibilité de « sarkozyste de gauche ». Le RN n’avait recueilli que 6,8 % à Dijon en 2020, mais son candidat estime aujourd’hui disposer d’un socle électoral avoisinant les 20 %, dans un contexte de progression du parti lors des législatives de 2024 en Bourgogne-Franche-Comté.

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