Municipales à Paris : une bataille très ouverte pour succéder à Anne Hidalgo
À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, la course à la mairie de Paris s’annonce particulièrement disputée. La succession d’Anne Hidalgo cristallise l’attention et la campagne est déjà bien engagée, entre déplacements de terrain, porte-à-porte et communication intensive sur les réseaux sociaux.
Selon deux sondages publiés ce week-end, le scrutin pourrait se jouer dans un mouchoir de poche. Le candidat de l’union de la gauche (hors LFI), Emmanuel Grégoire, arrive en tête des intentions de vote, mais la candidate de la droite et du MoDem, Rachida Dati, reste au coude-à-coude.
L’enquête Ifop donne Emmanuel Grégoire à 30 % des intentions de vote, contre 28 % pour Rachida Dati. Un sondage Elabe place également le candidat de gauche en tête, avec un écart plus marqué : 33 % contre 26 % pour son adversaire.
Des candidatures secondaires aux rôles clés
Derrière ce duo, plusieurs candidats pourraient jouer un rôle déterminant. Pierre-Yves Bournazel, candidat du parti Horizon soutenu par Renaissance, est crédité de 16 % des voix dans le sondage Elabe, tandis que la candidate insoumise Sophia Chikirou recueille 11 %.
Ces scores sont stratégiques : dépasser la barre des 10 % permettrait à ces candidats de se maintenir au second tour, avec un impact potentiel sur l’issue finale du scrutin. Sophia Chikirou a d’ores et déjà affirmé son intention de rester en lice, ce qui pourrait pénaliser Emmanuel Grégoire. De son côté, Pierre-Yves Bournazel a répété qu’il n’envisageait aucun ralliement, ni à Rachida Dati ni au candidat de gauche.
Autre candidature à surveiller : celle de Sarah Knafo, pour Reconquête. Récemment entrée en campagne, elle tiendra son premier meeting ce lundi 12 janvier et recueille déjà 9 % des intentions de vote selon Elabe. Une performance notable, supérieure à celle du candidat du Rassemblement national, Thierry Mariani, crédité de 5 %.
Des reports de voix décisifs au second tour
La progression de Sarah Knafo pourrait notamment se faire au détriment de Rachida Dati. La candidate d’extrême droite a par ailleurs reconnu être ouverte à une collaboration avec l’actuelle ministre de la Culture, rendant plausible un éventuel ralliement au second tour.
Dans ce contexte incertain, les états-majors affûtent leurs stratégies. Emmanuel Grégoire a notamment multiplié les apparitions publiques, se rendant dimanche sur un marché parisien aux côtés de l’ancien maire socialiste de la capitale, Bertrand Delanoë, qui lui a apporté son soutien.
La bataille de la communication est également engagée. Rachida Dati évoque une « réelle dynamique » après la publication des sondages, tandis que l’entourage de Pierre-Yves Bournazel le présente comme « potentiellement le candidat le plus rassembleur ». À deux mois du scrutin, rien ne semble encore joué.
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